Les Haïkus, l’art de la poésie au Japon

Qu’est-ce que le haïku ?

Les haïkus ont été inventés par le poète Masaoka Shiki (1867-1902). Il s’agit d’une forme de poésie très codifiée, calligraphiée et hautement symbolique.

Le terme Haïku vient de la contraction des mots « haïkai » (amusement) et « hookku » (court). C’est un poème très court, généralement composé d’une seule phrase et visant à évoquer l’évanescence des choses.

L’art de composer un haïku

Il existe plusieurs genres de haïku, ceux qui évoquent les saisons, ceux qui abordent les faiblesses humaines. Mais on trouve aussi des poèmes humoristiques et satiriques, appelés Senryu.

Le haïku s’écrit généralement sur trois lignes :

Pluie de printemps
Toute chose
Embellit (Chiyo-ni)

 

Il doit comporter une césure et 17 mores (syllabes) décomposés en trois parties 5-7-5 :ha-tsu shi-gu-re (5) => La première pluie
sa-ru mo ko-mi-no wo (7) => Le singe aussi a envie
ho-shi-ge na-ri (5) => D’un petit manteau

Qui écrit les haïkus ?

Les poètes écrivant des haïkus sont appelés « haijin » ou encore « haïkiste ». On considère qu’il existe quatre maîtres classiques du Haïku : Bashō (jugé comme le premier haijin), Buson, Issa et Shiki.

Certains haijin modernes sont aussi très respectés et souvent cités : Taneda Santōka, Hōsai Ozaki ou encore Tōta Kaneko.

Si on doit à Masaoka Shiki l’invention du terme « haïku », c’est Bashō Matsuo qui est considéré comme le père de cette forme de poésie au Japon. Il est l’auteur de ce haïku mondialement connu :

Dans la vieille mare
Une grenouille saute
Le bruit de l’eau